" On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. II y a les courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatigant de s'accommoder... " A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l'on se rend compte - un peu tard - que l'on s'est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d'Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d'accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n'en a pas été capable. Tout au long d'une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché
Préface du roman "Je l'aimais" d'Anna Gavalda, auteur du roman-film "Ensemble c'est tout"
Merveilleuse confidence que ce beau-père fait à sa belle-fille. Chloé est triste, grosse désillusion que la vie lui a apportée, tout le monde connait ça un jour je crois. Ca fait réfléchir, ça donne une bouffé d'air dans ce monde trop friqué où l'amour n'existe qu'en pointillé. On se dit "Jusqu'à ce que la mort nous sépare" mais au fond de soi on ne le sait pas, et il suffit de trouver le vrai amour pour tout quitter: femme (ou mari), enfants, amis, famille... Tout ce qui a été conquis part en fumée... Trop de peine s'ensuit, ceux qui restent ont mal mais celui qui part n'est pas le plus heureux non plus. A quoi bon se marier pour ne pas tenir ses promesses? On ne devrait le faire qu'avec le véritable amour... même à 50ans...
Wendiz